Le surpoids concerne près d'un Français sur deux, et l'obésité environ 17 % de la population adulte. Pourtant, beaucoup ignorent qu'un IMC élevé peut peser sur leur assurance emprunteur — et surtout, qu'il existe des leviers concrets pour éviter ou réduire la surprime. Décryptage.
IMC et assurance emprunteur : à partir de quand ça compte
Les assureurs ne raisonnent pas en kilos mais en IMC (indice de masse corporelle), qui rapporte votre poids à votre taille. C'est cet indice qui situe le niveau de risque. Voici les seuils généralement appliqués :
- IMC inférieur à 30 : aucune surprime liée au poids dans la grande majorité des cas.
- IMC entre 30 et 35 (obésité modérée) : surprime possible mais non systématique, surtout sans autre facteur de risque associé.
- IMC supérieur à 35 (obésité sévère) : surprime quasi systématique, croissante avec l'IMC.
Ces seuils ne sont pas universels : chaque assureur applique sa propre grille. Un même profil avec un IMC de 33 peut être accepté sans surprime chez l'un et surchargé de 50 % chez l'autre. D'où l'intérêt décisif de comparer plusieurs compagnies plutôt que de se contenter de l'assurance groupe de la banque.
Surprime selon l'IMC : ordres de grandeur
| IMC | Catégorie | Surprime habituelle |
|---|---|---|
| 25 - 30 | Surpoids | 0 % |
| 30 - 35 | Obésité modérée | 0 à +50 % |
| 35 - 40 | Obésité sévère | +50 à +100 % |
| Plus de 40 | Obésité massive | +100 % ou plus / cas par cas |
Repères indicatifs hors autres facteurs de risque. Sous loi Lemoine, aucune surprime liée à l'IMC.
Les assureurs avec les grilles IMC les plus favorables
April propose des grilles IMC parmi les plus souples du marché et accepte régulièrement des profils d'obésité modérée sans surprime, dès lors qu'il n'y a pas de comorbidité (diabète, hypertension, pathologie cardiaque). Swiss Life et Cardif disposent également de grilles compétitives. À l'inverse, les contrats groupe bancaires appliquent souvent une majoration forfaitaire dès le seuil d'obésité, sans nuance — d'où l'écart fréquent en faveur de la délégation.
L'astuce : certains contrats ne demandent pas l'IMC
C'est le levier le plus puissant. Sous la loi Lemoine, si votre part de prêt assurée est inférieure à 200 000 € et se rembourse avant vos 60 ans, le questionnaire de santé est supprimé : ni poids, ni taille, ni IMC ne sont demandés. Aucune surprime liée à votre corpulence ne peut alors s'appliquer. Pour un emprunteur en obésité dont le prêt entre dans ces seuils, le sujet disparaît totalement. Par ailleurs, hors loi Lemoine, certains contrats individuels ne déclenchent pas de surprime IMC en l'absence d'autres facteurs de risque : encore faut-il savoir les identifier.
Cas client réel
Thomas, 38 ans — IMC 33, contrat banque refusé, tarif standard chez April, 9 200 € économisés
Thomas, 38 ans, a un IMC de 33 (obésité modérée), mais aucun autre facteur de risque : pas de diabète, pas d'hypertension, pas d'antécédent cardiaque, non-fumeur. Pour l'achat de sa maison, il emprunte 245 000 € sur 25 ans. Sa banque lui applique d'office une surprime forfaitaire de +60 % sur son assurance groupe à cause de son IMC.
Nous présentons son dossier à April, dont la grille IMC est nettement plus favorable. Au regard de l'absence totale de comorbidité, April accepte son profil au tarif standard, sans surprime.
Économie sur la durée du prêt par rapport au contrat groupe surchargé de sa banque : 9 200 €. Le surpoids isolé, sans autre facteur de risque, ne justifiait tout simplement pas la surprime appliquée par la banque.
À retenir : en dessous d'un IMC de 30, pas de surprime ; au-delà, tout dépend de la grille de l'assureur et des comorbidités. La loi Lemoine peut supprimer entièrement le questionnaire — donc l'IMC. Comparez toujours plusieurs assureurs. Faites comparer votre dossier gratuitement.
