Plus de 4 millions de Français vivent avec un diabète. Beaucoup pensent, à tort, que cela ferme la porte au crédit immobilier. La réalité de 2026 est tout autre : un diabète bien suivi s'assure dans de bonnes conditions, à condition de comprendre ce que les assureurs analysent et de présenter le dossier au bon interlocuteur.
Diabète type 1 vs type 2 : deux dossiers très différents
Pour un assureur, il n'existe pas « un » diabète mais deux réalités bien distinctes. Le diabète de type 2 apparaît généralement à l'âge adulte, est lié au mode de vie et se traite le plus souvent par mesures hygiéno-diététiques puis par antidiabétiques oraux (la metformine en première intention). C'est le profil le plus accessible : un type 2 récent, équilibré et sans complication obtient des conditions proches d'un profil standard.
Le diabète de type 1 est insulino-dépendant : le pancréas ne produit plus d'insuline, le traitement repose sur des injections à vie. Diagnostiqué souvent dès l'enfance ou l'adolescence, il est jugé plus complexe par les assureurs car la gestion glycémique au quotidien est plus exigeante et l'exposition aux complications plus longue. La surprime est donc généralement plus élevée — mais l'assurance reste tout à fait possible, surtout avec un bon équilibre et un suivi régulier.
Ce que les assureurs regardent vraiment
La décision d'un assureur ne repose pas sur le mot « diabète » mais sur des indicateurs médicaux précis. Quatre comptent particulièrement :
- L'HbA1c (hémoglobine glyquée) : elle reflète votre équilibre glycémique moyen sur 3 mois. Un taux inférieur à 7 % est rassurant et plaide pour une surprime réduite.
- Les complications : rétinopathie, néphropathie, neuropathie, atteinte cardiovasculaire. Leur absence est l'argument le plus favorable de votre dossier.
- L'ancienneté du diagnostic : un diabète installé depuis longtemps mais parfaitement stable peut être mieux noté qu'un diabète récent et instable.
- Le traitement : régime seul, antidiabétiques oraux ou insuline. Plus le traitement est léger, meilleures sont les conditions.
Un dossier complet et à jour — dernier bilan, courriers du diabétologue, HbA1c récente — vaut souvent plusieurs points de surprime en moins. C'est l'un des leviers que nous activons systématiquement.
Surprimes typiques selon votre profil
| Profil | HbA1c | Complications | Surprime estimée |
|---|---|---|---|
| Type 2 bien équilibré | < 7 % | Aucune | +10 à +30 % |
| Type 2 moins stable | 7 à 8,5 % | Aucune | +30 à +60 % |
| Type 1 stabilisé | < 7,5 % | Aucune | +30 à +60 % |
| Type 1 ancien | Variable | Légères | +60 à +80 % |
Ordres de grandeur indicatifs. Sous loi Lemoine (prêt < 200 000 € avant 60 ans), aucune surprime n'est due, le questionnaire de santé étant supprimé.
Les assureurs les plus ouverts au diabète
April dispose d'un protocole d'analyse dédié au diabète et tarifie souvent au plus juste les profils de type 2 bien équilibrés, parfois sans surprime du tout. Swiss Life est réputé pour son ouverture aux profils de type 1 stabilisés, avec un service médical qui analyse finement l'équilibre glycémique. Cardif et CNP Assurances complètent l'offre, notamment dans le cadre de la convention AERAS pour les dossiers plus complexes.
Cas client réel
Pierre, 41 ans — diabète type 2 sous metformine, accepté sans surprime, 8 400 € économisés
Pierre, cadre commercial, est diabétique de type 2 depuis 4 ans. Il est traité par metformine seule, son HbA1c est à 6,8 % et il ne présente aucune complication. Pour l'achat de sa maison, il emprunte 265 000 € sur 20 ans. Sa banque lui propose son assurance groupe avec une surprime de +50 % appliquée d'office à cause du diabète déclaré.
Nous reprenons son dossier médical et le présentons à April, via son protocole diabète. Au regard de son excellent équilibre glycémique et de l'absence totale de complication, April accepte son profil au tarif standard, sans aucune surprime.
Comparé au contrat groupe surchargé de sa banque, l'économie sur la durée du prêt atteint 8 400 €. Le diabète n'a finalement rien coûté : il fallait simplement le présenter au bon assureur.
À retenir : un diabète de type 2 bien équilibré peut être assuré sans surprime, et un type 1 stabilisé dans de bonnes conditions. Tout se joue sur l'HbA1c, l'absence de complications et le choix de l'assureur. Ne vous contentez jamais de la surprime appliquée d'office par votre banque. Faites comparer votre dossier gratuitement.
