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Assurance Emprunteur avec Antécédents Cardiaques — Solutions 2026

Un infarctus, un stent, une angine de poitrine ou un trouble du rythme ne vous interdit pas d'emprunter. L'élément clé est le temps écoulé depuis l'événement et la stabilité de votre situation cardiaque. Voici les assureurs ouverts, les surprimes réelles et un cas client concret.

Par David Rodier · Conseiller en assurance emprunteur · 10 juin 2026 · 7 min de lecture

Les maladies cardiovasculaires touchent des millions de Français, souvent en pleine vie active et au moment d'un projet immobilier. Bonne nouvelle : avec un antécédent cardiaque stabilisé, l'assurance emprunteur reste accessible. Tout l'enjeu est de présenter un dossier qui démontre la stabilité et de viser le bon assureur.

Quelles pathologies cardiaques sont concernées ?

Le terme « antécédent cardiaque » recouvre des situations très variées, que les assureurs analysent différemment. Les principales sont :

  • L'infarctus du myocarde : l'antécédent le plus suivi, dont l'acceptabilité dépend fortement du délai écoulé et de la fonction cardiaque résiduelle.
  • L'angine de poitrine (angor) : souvent associée à une coronaropathie, jugée selon sa stabilité et son traitement.
  • Les troubles du rythme : fibrillation auriculaire, extrasystoles. Un trouble bénin et bien traité a peu d'impact ; un trouble grave est analysé de près.
  • L'insuffisance cardiaque : le profil le plus complexe, évalué selon la fraction d'éjection et la classe fonctionnelle.
  • La pose de stent (angioplastie) : intégrée à l'analyse, mais qui ne bloque pas l'assurance si la situation est stable.

Le délai depuis l'événement cardiaque : le facteur décisif

C'est le paramètre le plus important de votre dossier. Plus l'événement cardiaque est ancien et plus la situation est restée stable sans récidive, meilleures sont les conditions. Un assureur raisonne en années écoulées : un infarctus récent (moins d'un an) est difficile à assurer en niveau 1, tandis qu'un infarctus remontant à plus de 5 ans, sans récidive et avec une bonne fonction cardiaque, devient un dossier relativement accessible.

Au-delà du délai, l'assureur examine la fonction d'éjection (mesurée à l'échographie cardiaque), le contrôle des facteurs de risque (tension, cholestérol, tabac, diabète) et la qualité du suivi cardiologique. Un patient qui démontre un suivi régulier et des facteurs de risque maîtrisés rassure l'assureur et fait baisser la surprime.

Tableau : délai depuis infarctus, acceptabilité et surprime

Délai depuis l'infarctusAcceptabilitéSurprime estimée
Moins d'1 anDifficile (souvent ajournement)Refus ou exclusion temporaire
1 à 3 ansPossible via AERAS niveau 2+75 à +150 %
3 à 5 ansCorrecte+50 à +100 %
Plus de 5 ansBonne (situation stable)+25 à +75 %

Repères indicatifs pour une fonction cardiaque préservée et des facteurs de risque maîtrisés. Sous loi Lemoine, aucune surprime n'est due.

Les assureurs spécialisés cardio

Generali est souvent l'assureur le plus ouvert pour les profils cardiaques stables : son service médical accepte d'étudier finement des dossiers d'infarctus anciens stabilisés. CNP Assurances, acteur historique, dispose d'un savoir-faire reconnu sur les pathologies cardiovasculaires et reste une référence dans le cadre de la convention AERAS. Swiss Life accepte également de nombreux dossiers cardiaques stabilisés, avec une tarification au cas par cas. Le bon ciblage évite des refus inutiles et optimise la surprime.

Cas client réel

Michel, 52 ans — infarctus 2020 avec stent, accepté chez Generali, 4 800 € économisés

Michel a subi un infarctus en 2020, traité par la pose d'un stent. Depuis, sa situation est parfaitement stabilisée : pas de récidive, fonction d'éjection préservée, traitement bien suivi et facteurs de risque maîtrisés (il a arrêté de fumer). En 2026, il emprunte 180 000 € sur 15 ans pour acheter sa résidence principale.

Sa banque refuse purement et simplement de l'assurer sur la garantie décès au motif de son antécédent cardiaque, le renvoyant vers une caution coûteuse. Nous reprenons son dossier, réunissons ses comptes rendus cardiologiques récents et le présentons à Generali.

Generali accepte son profil avec une surprime de 40 % — bien loin d'un refus. Couverture complète décès et PTIA obtenue. Comparé à la solution de caution imposée par sa banque, l'économie nette sur la durée s'élève à 4 800 €, et surtout Michel obtient une vraie protection de son crédit.

À retenir : avec un antécédent cardiaque, le délai depuis l'événement et la stabilité de votre situation déterminent tout. Un infarctus ancien et stabilisé s'assure, souvent avec une surprime modérée chez les assureurs spécialisés. Ne renoncez jamais sur un seul refus bancaire. Faites étudier votre dossier gratuitement.

Questions fréquentes

Peut-on s'assurer après un infarctus ?

Oui. Un infarctus ancien, avec une situation cardiaque stabilisée et un bon suivi, s'assure dans le cadre de la convention AERAS. Le facteur déterminant est le délai écoulé depuis l'événement : au-delà de 3 à 5 ans, sans récidive et avec une fonction cardiaque préservée, l'acceptabilité est bonne et la surprime se réduit nettement. Certains assureurs comme Generali sont particulièrement ouverts aux profils cardiaques stables.

Le stent change-t-il quelque chose pour l'assurance ?

La pose d'un ou plusieurs stents est un élément que l'assureur intègre dans son analyse, mais qui ne ferme pas la porte. Ce qui compte, c'est la stabilité depuis l'intervention, l'absence de récidive, la fonction d'éjection cardiaque (mesurée à l'échographie) et le contrôle des facteurs de risque (tension, cholestérol, tabac, diabète). Un patient porteur de stents, stabilisé depuis plusieurs années, obtient régulièrement une assurance avec une surprime modérée.

Quels documents médicaux préparer ?

Pour un dossier cardiaque solide, réunissez : le compte rendu de l'événement (infarctus, pose de stent, etc.), le dernier compte rendu de consultation cardiologique, une échographie cardiaque récente avec fraction d'éjection, un test d'effort ou Holter si disponible, et la liste de vos traitements. Plus le dossier démontre la stabilité et le bon suivi, plus la surprime baisse. Un dossier incomplet est souvent synonyme de refus ou de surprime majorée par précaution.

Dois-je déclarer mes antécédents cardiaques ?

Oui, sauf application de la loi Lemoine. Si votre prêt assuré est inférieur à 200 000 € par personne et se rembourse avant vos 60 ans, le questionnaire de santé est supprimé et vous n'avez rien à déclarer. Sinon, les antécédents cardiaques doivent être déclarés : ce sont des éléments majeurs d'appréciation du risque, et une omission peut entraîner la nullité du contrat et le refus d'indemnisation en cas de sinistre.

Quel assureur choisir avec un antécédent cardiaque ?

Generali est souvent le plus ouvert pour les profils cardiaques stables. CNP Assurances dispose d'un savoir-faire historique sur les pathologies cardiovasculaires et reste une référence dans le cadre AERAS. Swiss Life accepte également de nombreux dossiers cardiaques stabilisés. Le bon choix dépend du type d'événement, de son ancienneté et de la qualité de votre suivi : c'est l'arbitrage que réalise un courtier spécialisé.

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