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Garanties décès, PTIA, ITT, IPT : ce que couvre votre assurance

5 sigles, 5 garanties, 5 niveaux de couverture. Comprendre précisément ce que paie votre assurance emprunteur, c’est éviter les mauvaises surprises au moment où ça compte.

Par David Rodier · Conseiller en assurance · 30 avril 2026 · 7 min de lecture

L’assurance emprunteur n’est pas un bloc unique, c’est un assemblage de garanties qui se déclenchent dans des situations très différentes. Décès, invalidité, incapacité de travail, perte d’emploi : chaque garantie a sa logique, ses définitions techniques et ses exclusions. Voici la grille de lecture.

La garantie Décès

C’est la garantie socle, exigée par toutes les banques. En cas de décès de l’emprunteur, l’assureur rembourse le capital restant dû à la banque, à hauteur de la quotité assurée. Vos proches récupèrent le bien immobilier libre de toute dette. La garantie est en général sans condition, mais comporte des exclusions classiques : suicide la première année, sports extrêmes non déclarés, consommation excessive d’alcool/stupéfiants, faits de guerre.

La garantie PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie)

La PTIA est l’équivalent du décès « de son vivant ». Elle se déclenche quand vous êtes définitivement incapable d’exercer une activité rémunératrice et nécessitez l’assistance d’une tierce personne pour les actes de la vie quotidienne (se lever, se laver, manger, se déplacer). Conditions très restrictives : moins de 1 % des sinistres invalidité sont reconnus en PTIA. Mais elle rembourse 100 % du capital restant dû.

La garantie ITT (Incapacité Temporaire de Travail)

L’ITT prend le relais de votre salaire pendant votre arrêt de travail médical. Concrètement : elle paie à votre place la mensualité de prêt pendant la durée de l’arrêt. Deux notions critiques : la franchise (90 ou 180 jours en général) pendant laquelle aucune indemnité n’est versée, et la définition de l’ITT qui peut être « profession » (votre métier) ou « toute profession » (n’importe quel job). La première est beaucoup plus protectrice.

La garantie IPT (Invalidité Permanente Totale)

L’IPT se déclenche en cas d’invalidité permanente reconnue à un taux supérieur à 66 % (parfois 50 %). À ce niveau, l’assureur considère que vous ne pourrez plus jamais travailler normalement et rembourse le capital restant dû à la banque. Comme pour l’ITT, la définition est cruciale : invalidité « professionnelle » (incapacité à exercer votre métier) ou « fonctionnelle » (incapacité physique générale).

La garantie IPP (Invalidité Permanente Partielle)

L’IPP couvre les invalidités entre 33 % et 66 %. Selon les contrats, elle paie une fraction des mensualités proportionnelle au taux d’invalidité. Garantie facultative pour la plupart des banques, mais très protectrice pour les indépendants et les TNS. Attention aux contrats « low cost » qui ne la proposent pas du tout.

La garantie Perte d’Emploi (PE)

Optionnelle et souvent décevante. Elle prend en charge tout ou partie de la mensualité en cas de licenciement économique uniquement (jamais en cas de démission ou de licenciement pour faute). Conditions strictes : être en CDI depuis plus de 12 mois, franchise de 3 à 6 mois, durée d’indemnisation plafonnée à 12-24 mois. Coût : +30 à +50 % sur la cotisation. À étudier avec soin, le rapport coût/bénéfice est rarement favorable.

Les exclusions à lire avec une loupe

Toutes les garanties comportent des exclusions. Les classiques : sports à risque (parapente, plongée, alpinisme, sports motorisés), professions dangereuses (BTP, sécurité, militaires), troubles psychologiques (parfois exclus de l’ITT), affections du dos non objectivables. Lisez les conditions générales avant la signature, pas après le sinistre.

À retenir : ne comparez jamais deux assurances sur le seul tarif. Le diable est dans les définitions de garanties et les exclusions.

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